dimanche 10 décembre 2017

All-New Avengers Hors-série n°3

.... Sept numéros, dans un forcing désespéré pour nous proposer la totalité de la série, pour la modeste somme de 5,90 euros, tel est le contenu de ce troisième hors-série des « Tout-Nouveaux Vengeurs », revue publiée par Panini.

Au commande, le toujours pétillant Al Ewing, alors qu'aux dessins un trio se dispute le droit de dessiner son scénario, que n'aurait pas désavoué Jack Kirby Jim Starlin ; rehaussés de couleurs tout aussi lysergiques que les aventures qu'écrivait justement l'ex-photographe de la Navy.
Dessin & couleurs de Christian Ward
Si le sixième numéro mensuel (de la périodicité étasunienne) qui ouvre ce recueil est toujours sous l'influence de l’accélérateur des « contraires » (Captain America est un Africain-Américain, Mjolnir est devenu la propriété d'une femme, etc.) , qui alimente la Maison des idées en une nouvelle énergie salutaire, la belle mécanique est rattrapée par un de ces events qui rythment la vie des illustrés de super-héros, comme la grippe rythme la nôtre. Sauf que l'événementiel à la sauce Marvel est plus fréquent, et plus meurtrier.

Toutefois, faisant montre d'une intelligence créative autant que diplomatique, Al Ewing réussi à maintenir ce qui faisait la particularité de son travail sur les 5 précédents numéros de la série [Pour en savoir +], tout en sacrifiant aux directives éditoriales.
On pourra bien sûr arguer que l'antagoniste des Ultimates - sur les numéros estampillés « Civil War II » - y est pour beaucoup. 
Certes, cependant le scénariste a montré dans ces 5 numéros, qu'en termes d'inflation dramatique il n'avait rien à redouter.
Dessin de Kenneth Rocafort & couleurs de dan Brown
Kenneth Rocafort et ses tuiles séquentielles mal ajustée, ainsi que son compère Christian Ward en pleine montée d'acide, dessinent les contours d'un univers tout aussi étrange et fascinant que les personnages qui y vivent.

.... En faisant de cette énième mouture des Ultimates des bêta-testeurs de mondes improbables et infinis, peuplés de créatures conceptuelles et de races extraterrestres, tout en y mélangeant des apartés intimistes, et des manigances de barbouzes plus terre-à-terre, Al Ewing - formé à l'école anglaise de l'hebdomadaire 2000AD - nous captive et nous entraîne à sa suite, comme le ferait le joueur de flûte d'Hamelin.
Prochainement
(À lire et à suivre ....)

mardi 5 décembre 2017

Alan Moore dans Télérama

.... Nouvelle incursion dans la réception qu'a accordée l'Hexagone à Alan Moore lors de la publication de son deuxième roman, Jerusalem.
Si certaines choses ont forcément étaient dites ailleurs, si d'autres sont connues des gens qui suivent l'auteur depuis avant Jerusalem, l'article de Stéphane Jarno met au jour un aspect peut-être moins connu, celui du militant de terrain, qui mouille la chemise dans un "laboratoire de création artistique", nulle part ailleurs que dans l'arrière-salle d'un bar associatif de Northampton.

Un bien chouette article !

lundi 4 décembre 2017

SHI (t2), ou l'ambiguïté du message

.... Le deuxième tome de la série de Zidrou et José Homs continue de faire la démonstration d'une maîtrise dans l'art de captiver, grâce à une narration qui enchaîne aussi sûrement les péripéties que le lecteur.
Quand bien même sommes-nous en terrain connu, le dosage des scènes choc et des coups de théâtre induit une assuétude contre laquelle il est difficile de lutter. Bravo !

.... Cependant, au-delà de la trépidante aventure qu'on nous raconte, j'ai été frappé, et surtout troublé par le message implicite que j'y ai vu.
Diffus lors du précédent album [Pour en savoir +], il s'affirme avec celui-ci.

.... À première vue, il s'agit du thème toujours fécond de rendre justice soi-même, alors que la société dans laquelle on vit s'y refuse. En vertu par exemple ici, d'une sorte d'immunité de classe (qui traverse les siècles).
Vengeance plus que justice d'ailleurs, en ce qu'elle n'épargne personne, aveuglément guidée par la loi du talion, suivant le raisonnement simpliste qui veut que si vous ne faîtes pas partie de l'organisation - qui donne ici son nom à la série - vous en êtes l'ennemi, et serez donc éliminé. Même si vous n'avez rien à voir avec les exactions qui sont reprochés aux coupables ; ou supposés tels.

.... Œil pour œil, dent pour dent.

.... Il n'échappera à personne, que faire payer des torts à des innocents, tout en rendant héroïques les ex-victimes (devenues pour le coup bourreaux), est un message pour le moins inacceptable. Surtout que, sans révéler ce qui se passe dans les deux premiers tomes, le résultat est très clair.
Et qui, en ces temps troublés ne peut manquer d'être rapprocher du modus operandi d'organisations qui nous terrorisent au nom d'une religion.

Cela dit, ne connaissant pas Zidrou, ni d'ailleurs José Homs, je leur laisse le bénéfice du doute, et je m'attends à un revirement de situation qui me laissera sûrement pantois.

.... En conclusion, SHI est une excellente série qui en plus d'apporter sa dose d'évasion, ménage un espace de réflexion bienvenue, même si ce que je pense y voir me fait froid dans le dos.


(À lire & à suivre .....)

BURROUGHS de João Pinheiro (et la page 99)

« Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images » GUY debord.

…. Ford Madox Ford (1873-1939), sorte de couteau suisse des lettres britanniques, dont j’ai lu il y a un certain temps déjà l’un des romans, celui co-écrit avec Joseph Conrad, intitulé « L’Aventure », aurait un jour déclaré qu'il pouvait juger de la qualité d'un manuscrit à la seule lecture de sa page 99. 

…. S’agissant de parler d’un ouvrage sur William S. Burroughs, un auteur qui n’a jamais capitulé devant l’expérimentation littéraire, pas plus que João Pinheiro d’ailleurs, et pour cause, le test dit de la « page 99 » semble – pour moi - aller de soi. 

Or donc la 99ème page de Burroughs de João Pinheiro, bédé parue aux éditions Presque Lune, et traduite par Dominique Nédellec, suffira-t-elle à vous donner une idée globale de l’ensemble, et à titiller votre cerveau reptilien ? 
Comme peuvent le voir ceux qui sont coutumiers de l’œuvre de celui que l'on considère parfois comme le « compagnon de route » de la Beat Generation, cette quatre-vingt-dix neuvième page contient certaines des obsessions de Burroughs ; et tel un reflet fidèle des un peu plus de 100 pages de l’œuvre de João Pinheiro, elles les contiennent toutes. Faut-il pour autant avoir déjà lu Burroughs ? Question difficile : en tout cas il est certain que Burroughs en dit énormément sur Burroughs, mais si j’ose dire à sa manière. En d’autres termes Pinheiro a pioché dans les écrits du célèbre junky et dans ce qu’on croit savoir de sa vie pour modeler une quête biographique dont l’enquêteur en est le sujet. Cette page qui est donc sensément selon Ford Madox Ford être ce qu’une goutte d’eau de mer est à la mer, est dessinée - comme toutes les autres - au crayon bleu, ustensile dont se servaient les dessinateurs de bédé, avant l’avènement des nouveaux outils informatiques qui permettent de s’en passer, et dont la propriété principale était de ne pas passer à la photocopie. On pouvait donc esquisser au « bleu », et ensuite crayonner, et encrer par-dessus sans avoir à gommer ; pour quelqu’un comme Burroughs, pour qui les enregistrements, dans la plus large acception du terme, occupent une place aussi centrale dans la pensée ; au point d’en avoir utilisés dans des rituels magiques, cette attention résume toute la démarche de l’auteur de Burroughs, lequel me semble bien avoir compris celle de Burroughs. 

…. En définitive, la page quatre-vingt-dix neuf passe haut la main son propre test, et Burroughs aussi ! 

(À lire ......)

dimanche 3 décembre 2017

Captain America vu par Rick Remender

Attention, ceci est un billet critique qui dévoile des éléments que certains lecteurs aimeraient peut-être découvrir lors de leur propre lecture, même si ici, ils ne sont que superficiellement abordés.

 …. Choix du scénariste ou volonté éditoriale ( ?), le Captain America de Rick Remender a la très bonne idée de couper radicalement les ponts avec ce qu’en avait fait Ed Brubaker, le scénariste précédent.
Remender imagine d’envoyer la création de Joe Simon & Jack Kirby dans un monde qu’on croirait inventé par ce dernier au cours d’une discussion avec J.R.R. Tolkien. L’emblématique super-héros américain y connaîtra les affres de la paternité, un aspect qui je crois n’avais jamais été abordé aussi franchement dans son déjà long parcours de personnage d’encre et de papier.
Rick Remender y développe dans ces 10 premiers numéros, conséquence de la situation dans laquelle se trouve son personnage principal, un discours sur l’éducation, tout en sacrifiant – bien évidement – une part notable de pages à des affrontements qui n’ont rien à envier à ceux qu’auraient, justement, pu imaginer Tolkien ou Kirby. Cela dit, la part d’introspection qu’autorise un écoulement du temps digne des meilleurs contes de fée, équilibre joliment cette aventure. 
Rien n’est à jeter dans cet arc intitulé« Perdu dans la Dimension Z ».

John Romita Jr., très en forme, laisse s’exprimer toute la puissance picturale dont il est coutumier, soutenu par une mise en récit (storytelling) dynamique, et surtout d’une belle efficacité. Secondé par des encreurs qui connaissent leur travail, la vraie plus-value – à mes yeux - vient des couleurs de Dean White, coloriste que j’apprécie beaucoup. Il donne à la « Dimension Z » tout ce qui lui faut d’ambiance, pour qu’on ait envie d’y croire.

…. Manifestement, le scénariste à quelque chose à dire sur ce personnage, ce qui ne l’empêche pas d’en créer de nouveaux pour y parvenir.

Si les deux tomes de « Perdu dans la Dimension Z » étaient très réussis, « Nuke se déchaîne », le suivant de l’ère Marvel Now, du nom de l’événement sensé à la fois servir de relance aux titres de l’éditeur et de nouveau point d’entrée dévolu à ses personnages, ouvre une très belle saga. Le Nuke en question s’y verra dépeint en soldat perdu – comme les U.S.A. savent les fabriquer - d’un impérialisme sans inhibition au point de dévorer ses propres enfants. Un droit d’ingérence dont le retour de balancier ne se fera pas attendre puisque c’est sans temps mort qu’on enchaînera sur « Clou de Fer ».
Un quatrième tome qui laissera rétrospectivement l’impression que « Perdu dans la Dimension Z » était une bien anodine promenade de santé pour Captain America. C’est dire si Remender joue sur du velours, celui qui d’ordinaire recouvre les mains de fer.

« Soldat de demain », démontre que Rick Remender a de la suite dans les idées, tout en réutilisant un ressort dramatique déjà usiné par Ed Brubaker, dont la proximité en amenuise un peu l’effet.
Même si l’idée à laquelle aboutira ce cinquième recueil est bonne, en plus de la redondance d’une nouvelle passation de pouvoir, celle-ci est relatée dans l’épisode le plus mal écrits que j’ai pu lire ; le scénariste avait vraisemblablement mangé un clown périmé le matin même.

…. Après vingt-cinq numéros, que l’éditeur Panini a donc divisés en cinq albums, Marvel Now tire sa révérence en même temps que l’ancien porteur de bouclier, pour laisser place à un nouveau Captain America sous un label tout aussi neuf « All-New », et ……… une nouvelle numérotation.
Rick Remender, et ses collaborateurs John Romita Jr., puis Carlos Pacheco et Nic Klein à tour de rôle, les encreurs Klaus Janson, Scott Hanna ou encore Tom Palmer ; les coloristes dont Dean White déjà cité ou encore Sonia Oback, Dave Stewart, et j’en oublie, tous auront donc participé à la belle réussite qu’aura été cette entreprise publiée mensuellement aux Etats-Unis entre janvier 2013 et décembre 2014. 

Un bilan plus que positif, marqué toutefois par un faux pas sur un épisode dont j’aurais aimé qu’il soit plus sérieux. Néanmoins même sur ce numéro, Remender donne au passage de relais entre Steve Rogers et Sam Wilson une évidence qui en dit long sur l’amitié des deux personnages. 

(À suivre …)

dimanche 26 novembre 2017

Certains ont disparu et d'autres sont tombés [Joel Lane]

.... Les quelques textes que j'ai lus parmi les 30 réunis par Jean-Daniel Brèque, essentiellement les quatre faisant " partie d'un cycle policier/fantastique, dont l'ensemble a été réuni dans Where Furnaces Burn, recueil couronné d'un World Fantasy Award", sont d'une intensité rare. Le genre d'histoire capable de refroidir la plus chaude des canicules, de vous voler quelque chose en en effaçant le souvenir mais pas le sentiment de perte. 

Joel Lane y met en scène un inspecteur de police anonyme qui m'a rappelé le John Constantine de la série HELLBLAZER, surtout les histoires écrites par Warren Ellis ; mais en bien plus sombre & bouleversant chez Lane, qu'elles ne l'ont jamais été chez le personnage inventé par Alan Moore .

.... Synchronicité jungienne s'il en est, j'ai reçu l'ouvrage [Pour en savoir +] en question le 25 novembre et en ai commencé la lecture le soir même, laquelle m'a amené aux premières heures du lendemain. Sans rire.
Alors même que j'apprenais, en lisant la préface écrite par JDB, que l'auteur était mort cette même nuit, quatre ans plus tôt.

La force de ces quatre nouvelles tient également en ce qu'elles dessinent un horizon politique implicite qui n'est pas pour rien dans l'horreur qu'elles décrivent. L'anonymat du narrateur (clin d’œil à Dashiel Hammett ?) ajoute au malaise d'histoires désespérantes qui n'en avaient pourtant pas vraiment besoin. D'autant qu'en filigrane, et avec une économie de moyens liée à la brièveté des textes, pointe l'intimité du héros, qui n'a même pas le mauvais goût de lui faire regretter son travail.

.... En résumé, et contre toute attente, cette atmosphère délétère, parfois hachée de scènes très crues, mais toujours d'une immense tristesse, n’a pas entamé le plaisir que j'ai pris à les lire. La raison tient avant tout à la beauté du style, la justesse du ton et la sobriété dont font preuve et Joel Lane et Jean-Daniel Brèque, son traducteur.
Certains ont disparu et d'autres sont tombés, dont j'avais prévu de lire de loin en loin les nouvelles en a décidé autrement. Du coin de l’œil je capte son impatience à s'emparer de mon temps libre, de l'abréger, d'en faire son territoire, et ensuite .... ?! 

Les Jardins de la Lune [Steven Erikson]

Couverture de Chris Moore
…. Tout en lisant Les Jardins de la Lune (Gardens of the Moon) dans la traduction de Marie-Christine Gamberini pour la collection fantasy des éditions Buchet/Chastel, et devant l’ampleur que semblait prendre ce roman dès les premiers chapitres, j’ai jeté un œil sur ce qui se disait de l’auteur & de son travail.

Paru il y a plus de quinze ans déjà en français, je n’apprendrai donc sûrement rien à personne en disant que ce premier tome fait partie d’un très vaste univers littéraire, dont le cycle intitulé Le Livre Malazéen des Glorieux Défunts, auquel appartient le présent roman, se compose de pas moins de 10 romans. Cycle qui se rattache à d’autres cycles, dont certains écrits par Ian C. Esslemont. C’est donc à un projet particulièrement ambitieux auquel se sont attaqués les deux complices en jeux de rôles devenus également depuis romanciers. 
Même à l’échelle de ce qui se fait souvent en fantasy, genre réputé pour ses cycles interminables. Parfois, pour ne pas dire souvent, au détriment de ce qu’on aimerait y trouver. 

Cela dit, s’il est coutumier de reprocher aux auteurs de trop écrire ou d’écrire « trop long », on peut tout aussi bien inverser la proposition. À trop lire, les lecteurs ne s’usent-ils pas aussi ? 

…. Aussi étonnant que ce cela puisse me sembler, Les Jardins de la Lune est le premier roman de Steven Erikson. 
Réputé difficile, pas assez maîtrisé dit-on même, à tel point que les connaisseurs, du moins certain d’entre eux, recommandent de commencer* par le deuxième tome du cycle, Deadhouse Gates, plus abouti  . Paru en français, et ce sera pour l’instant le dernier traduit, chez Calman-Levy, mais découpé en deux romans, intitulés respectivement : Les Portes de la Maison des Morts et La Chaîne des Chiens. Contournement facilité puisque l’ordre de parution ne suit pas la chronologie de l’univers en question. Deadhouses Gates ai-je lu, part sur une intrigue différente de celle de Les Jardins de la Lune, et ne la rejoint que plus tard dans le cycle. 

…. À toute honneur tout seigneur, n’étant pas moi-même au fait de tout cela lorsque j’ai entamé ce premier tome, je ne l’ai pourtant pas lâché, souvent toujours impatient de reprendre ma lecture quand je devais y renoncer. S’il est en effet foisonnant, je n’ai pas ressenti un quelconque manque de maîtrise de l’auteur, tout au contraire. 
Plutôt enthousiaste de lire un roman où les très nombreux personnages prennent tous – ou peu s’en faut - une part active aux nombreuse intrigues qui s’y déroulent. En un mot comme en cent, je n’ai pas boudé mon plaisir. 
Certes, on est plongé in medias res, et Erikson n’utilise pas de narrateur omniscient qui pourrait faire preuve de didactisme en nous expliquant ceci ou cela. Tout ce que l’on apprendra du monde dans lequel nous plongeons viendra des actions et des dialogues des personnages. Une technique qui si elle paraît moins faciliter l’accès dudit roman, implique d’autant plus le lecteur. 

Heureusement, le rythme, la caractérisation, le dépaysement, les multiples rebondissements et le souffle épique, en un mot le contenu de l'ouvrage est à la hauteur de l’effort (relatif) demandé. 
Autre point de satisfaction, la traductrice Marie-Christine Gamberini, et l’éditeur ont choisi de traduire la plupart des noms des personnages, des lieux et des villes. Comme on sait, en fantasy les noms propres sont autant de noms programmatiques. Et si certains sonnent bizarrement en regard du vocabulaire qui est le nôtre, j’y ai pour ma part trouvé un facteur augmentant le cognitive estrangement cher à Darko Suvin [Pour en savoir +], et sensation qui m’est nécessaire dans ce type de lecture. 

…. En définitive, ce premier tome est non seulement une très belle réussite, qui peut par ailleurs rester sans suite si on le désire, tout en donnant furieusement envie de retourner dans cet extraordinaire univers. Cerise sur le gâteau, des rumeurs venues des confins assurent que la suite de la série serait en bonne voie pour se voir traduire en langue hexagonale. 
C'est ce que j'appelle une très bonne nouvelle ! 
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* Démarche que je ne recommande pas du tout, ayant commencé justement ce second roman depuis mon billet, puisqu'il indique une ou deux choses assez dommageables sur le premier. C'est rapide, mais c'est là quand même.

On pourra avec profit lire un autre billet critique chez Lutin82 [Pour en savoir +], ou encore chez Apophis [Pour en savoir +], voire chez Herbefol [Pour en savoir +]. Des billets beaucoup plus riches que ma propre recension.