lundi 23 janvier 2017

IRON MAN (Rapture/Transe) Marvel Knight

…. Court récit de science-fiction à la tonalité horrifique, Iron Man : Transe se consomme comme un robusta serré, à l’ancienne. 
Sans affectation & avec le plaisir de savoir qu’il apporte tout ce que dont on a besoin pour l'apprécier pleinement. 

Un petit coup de fouet d’autant plus réjouissant qu’Alexander C. Irvine pousse la liberté que lui donne le label Marvel Knight jusqu’au bout, et déjoue une facilité que son récit lui permettait d’invoquer. 
Lan Medina & June Chung épaulent avec conviction leur scénariste.
Scénario : 7,65/10 
Dessin : 7,64/10 
Appréciation globale :  « Ce n'est pas avec de bons sentiments qu'on fait de la bonne littérature ».
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Publié en France dans les numéros 1 & 2 du mensuel AVENGERS vol.3 (juillet/août 2012) ; dans une traduction de Nicole Duclos ou de Jérémy Manesse (?) et un lettrage de d'Alessandro Benedetti, aux éditions Panini.

dimanche 22 janvier 2017

Robert Ervin Howard : 22 janvier 1906

The Savage Sword of Jesus Christ

.... Robert Ervin Howard est né le 22 janvier 1906, je me permets donc de proposer en ce 22 janvier 2017 un texte, ou plutôt un synopsis.
Une manière de rester en contact avec lui.

Il s'agit du synopsis de Une sorcière viendra au monde (A Witch Shall Be Born), une nouvelle parue dans le pulp magazine Weird Tales de décembre 1934.

Ce synopsis est paru dans le deuxième tome des aventures de Conan aux éditions Bragelonne (L'Heure du dragon) sous la direction - et la traduction - de Patrice Louinet :
.... Pour la petite histoire, Grant Morrison  a lui aussi mis en scène son Jesus viriloïde (Pour en savoir +) chassant des vautours à coups de dents (voir illustration supra).

Adam : Legend of the Blue Marvel 2 à 5

…. Je citais Ralph Ellison, sans trop savoir si je n’extrapolais pas un peu trop après avoir seulement lu un seul numéro ; eh bien Kevin Grevioux cite lui aussi cet auteur, et mentionne l’idée d’une invisibilité disons « sociale » pour le dire rapidement, telle que je l’avais plus ou moins anticipée. 
J’étais donc sur la bonne longueur d’onde, et cela grâce notamment au travail du scénariste sur le premier numéro, ce qui est toujours bon signe pour la suite.

Et d’une manière générale, Kevin Grevioux s’en sort d’ailleurs plutôt bien.
.... Compte tenu de l’époque où opère ou plutôt opérait Blue Marvel, il colore sa série d’une ambiance très « black ops » si je puis dire, avec juste ce qu’il faut de paranoïa, et de racisme « ordinaire » ; et joue d’une relation familiale si connue qu’elle semble aller de soi sans pour autant apparaître pour ce qu’elle réellement, c’est-à-dire un cliché érodé. 
Grâce en partie à un contrepied inimaginable en 1962. 
Bref l’instantané des sixties est convaincant, et en aucune manière gratuit, puisque les développements vont dans le sens de l’idée que Brashear (alias The Blue Marvel) a renoncé surtout compte tenu du contexte social, et plus précisément racial, de l'époque. 
Reste qu’il est toujours aussi difficile de croire qu’un homme tel qu'Adam Brashear - vu son caractère - soit resté les bras croisés avec tout ce qui s’est passé dans l’univers Marvel depuis les années 1960.
Même si au fil des numéros, se dessine un personnage auquel j’ai fini par croire. 

Il est certain que si le scénariste avait choisi la simplicité en expliquant le retrait de son personnage principal par le chantage, un accident, une amnésie ou un lavage de cerveaux, cela aurait plus facilement fonctionné. 
Là, la simplicité de l’explication qui a contrario modèle un personnage complexe, et plus dure à avaler. D’autant que certains événements dramatiques de ces années-là - qui expliquent sa décision - peuvent ne pas être connus ou venir à l’esprit des lecteurs d'aujourd'hui.
La Forteresse de la solitude en plein cœur du "monde du silence" : un bon résumé du personnage
.... Reste une histoire en 5 numéros très agréable à lire avec ce qu’il faut de situations attendues et d’événements inattendus, mais qui de mon point de vue pêchent un peu du côté des dessins avec l’impression de lire des planches de moins en moins soignées. 
D’ailleurs dans le même ordre d’idée le design de Blue Marvel n’est pas très heureux non plus. 

Par contre les interactions et les dialogues avec les Avengers ou son entourage, sonnent très justes (à mon oreille tout du moins). Cela dit les menues faiblesses que je relève ne valent pas de passer à côté de cette mini-série ; d’autant qu'Adam Legend of the Blue Marvel propose aussi (sans que cette grille de lecture ne soit obligatoire) une vue cavalière dont le sujet n’est plus la sauvegarde de l’humanité, mais une tentative d’explication à l’absence (ou quasi absence) d’un héros Noir de premier plan chez Marvel, et d'une manière plus générale d'un super-héros Noir de premier plan dans la BD mainstream étasunienne. 

Étrange coïncidence, le premier numéro est paru le 5 novembre 2008 (date de couverture janvier 2009), soit le lendemain de l’élection de Barack Obama au poste de président des U.S.A.

samedi 21 janvier 2017

SUPERMAN Univers n°11 & 12 (2017)

.... Même si évidemment j'aurais préféré lire la mini-série SUPERMAN: LOIS & CLARK (Pour en savoir +) dans une seule ou même deux revues kiosques dédiées rien qu'à elle, le sommaire des magazines SUPERMAN Univers 11 & 12 - dans lesquels on retrouve respectivement les numéros 6 et 7 puis le huitième et dernier numéro de cette histoire - me fait tout autant plaisir.
Pour ceux qui ont donc pris le SUPERMAN Univers hors-série numéro 4 avec le début de SUPERMAN: LOIS & CLARK, les sommaires des n°11 & 12 (à paraître le 3 février) de SUPERMAN Univers invitent une autre mini-série en 8 parties (sous la forme d'un crossover efficacement réuni par l'éditeur hexagonal) intitulée : Requiem pour un Superman
Écrite par le scénariste qui monte chez DC Comics : Peter J. Tomasi
Qui écrira notamment Super Sons (en V.O le 15 février) un nouveau titre qui mettra en scène les fils de SupermanBatman, et que j'attends avec impatience. 

Bref, ayant opté pour le hors-série n°4 pour des questions de coûts, plutôt que d'attendre un hypothétique recueil librairie qui sera de toute façon bien plus cher*, je me retrouve à lire deux numéros de la revue mensuelle de Superman avec plus de plaisir que je ne m'y attendais. 

Un choix éditorial plutôt très bien vu de la part d'Urban Comics
D'autant que je ne doute pas que cela fasse sens aussi, au niveau de l’intérêt qu'y trouveront les lecteurs en termes de cohérence vis à vis de l'univers du Kryptonien

Et d'un rapport qualité/prix en faveur des lecteurs.
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*Et en effet Le Doc m'informe que sortira en librairie, le 7 avril 2017, un recueil contenant la mini-série  SUPERMAN: LOIS & CLARK + deux numéros de l'event Convergence (très dispensable) au prix de 22,50. Ouch!!! 

ADAM : Legend of the Blue Marvel #1

Alors qu’un très puissant super-vilain nommé Anti-Man attaque New York, et les que les Avengers échouent à l’arrêter, il semble que le seul homme qui l’ait jamais battu soit le Blue Marvel, dans les années 1960.
Mais qui est ce super-héros que personne ne connaît ?
Kevin Grevioux (New Warriors) et Mat Broome (The End League) unissent leurs forces pour inventer le plus puissant super-héros de l’univers Marvel !

…. J’ai « rencontré » Adam Brashear alias The Blue Marvel grâce aux premiers numéros de la nouvelle série Marvel intitulée Ultimates (Pour en savoir +), et je l’ai rapidement retrouvé dans les pages de la série Mighty Avengers elle aussi écrite par Al Ewing, toujours chez le même éditeur.
D’ordinaire je ne suis pas un lecteur qui s’intéresse particulièrement à tel ou tel personnage, mais plutôt qui lit en fonction de qui scénarise telle ou telle série. Plus rarement qui la dessine, et encore plus rarement à cause du coloriste (un seul cas de recensé jusqu’à maintenant [-_ô]).
Sans que je puisse définir précisément ce qui m’a attiré chez lui, ce personnage a eu suffisamment de charisme – disons-le ainsi - pour que j’aille rechercher la mini-série qui lui a été consacrée entre 2008 et 2009 (date de couverture du premier numéro janvier 2009) et qui signe par la même occasion sa première apparition.
…. Écrite par Kevin Grevioux, Adam Legend of the Blue Marvel, repose sur une prémisse assez difficile à avaler. 
En effet comment croire qu’un personnage de l’envergure de Superman puisse disparaître des mémoires alors qu’il protégeait la veuve et l’orphelin dans les années 1960, qu’il était adulé avant de devenir l’objet de la peur des uns et du ressentiment des autres ? 
Kevin Grevioux n’est pas un scénariste débutant, et je ne crois pas qu’on puisse mettre cette entrée en matière plutôt maladroite, sur le compte de l’amateurisme ou sur duplication d’un effet à la « Sentry », personnage dont l’introduction dans l’univers de la Maison des Idées participait d’un canular. Non, je crois pour ma part que ce parti pris est une métaphore de la condition de « l’homme Noir » à la Ralph Ellison si je puis dire, autrement dit celle d’un « homme invisible » ou qui le devient dans le cas d’espèce. 
Tout le premier numéro, le seul que j’ai lu pour l’instant - ce qui fragilise un peu mon hypothèse – conduit à cette interprétation.
Tant qu’on ne sait pas qu’il est un afro-américain, Blue Marvel est un super-héros adulé par la population, mais à partir du moment où il ne fait aucun doute que ce n’est pas un Blanc qui se cache sous le casque, le vent tourne et la peur s’installe. Kevin Grevioux disait dans la seule intervention que j’ai lue à propos de cette série que l’idée était de dépeindre au travers de ce personnage ce que vivaient par exemple les stars Noirs du football U.S. durant les années 1960. Adulés pour leurs prouesses athlétiques sur le terrain, une fois le coup de sifflet final donné il redevenait des « second-class negro » qui devaient se plier aux lois de la ségrégation raciale. Tout le premier numéro, ou presque se focalise d’ailleurs sur cet aspect de la société américaine.
Jusqu’au nom de code du héros qui me semble renvoyer à cette très célèbre planche de Green Lantern & Green Arrow de Dennis ONeil et Neal Adams où un employé Noir interpelle l’un des deux super-héros pour lui demander, après avoir énumérer tout un tas d’hommes de « couleurs », ce qu’il a fait pour l’homme Noir ?
Même les personnages les plus hauts placés mais enclins à considérer la ségrégation raciale en mauvaise part n’arrivent pas à se débarrasser d’un certain paternalisme. 
Par exemple lorsque J.F.K. donne du « son » à Adam Brashear qu’il a convoqué dans son bureau. 
« Son » n’est pas un mot anodin, il désigne la façon pour un Sudiste d’appeler un Noir, donc une façon dépréciative de l’interpeller*. On voit de la même manière apparaître le terme « negro », et d’autres considérations tout aussi racistes. 

…. Bref, un premier numéro intéressant, qui repose sur une idée assez polémique et plutôt difficile à traiter, et dont je me demande comment Grevioux va se sortir. 

 (À suivre ….
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*Voir à ce sujet Talkin’ that talk de Jean-Paul Levet, éditions Outre Mesure.

vendredi 20 janvier 2017

INJECTION (W. Ellis/D. Shalvey/J. Bellaire)

INJECTION tome 1
De la maîtrise du feu à la création d'internet, l'évolution de l'humanité a progressé au rythme de ses découvertes et inventions fondamentales. Aujourd'hui grisé par la compétition, l'Homme a cependant besoin de plus, plus vite.
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Contient : Injection vol.1 (#1-5)
Collection : Urban Indies
Date de sortie : 20 janvier 2017
Prix (de lancement) : 10 €

« La technologie moderne, contrairement aux apparences, bien qu'elle soit scientifique, décuple le pouvoir des fantômes. L'avenir est aux fantômes » Jacques Derrida
…. Ce qui rend INJECTION si captivante, ce n’est pas l’histoire en tant que telle. À savoir un groupe d’individus qui décident de créer quelque chose pour « précipiter le futur », qui est après tout l’ambition d’un large pan de la littérature de science-fiction.
Non, ce qui rend cette histoire unique à mes yeux, c’est la manière qu’a Warren Ellis de la raconter.
L’hantologie est nous dit-on, culturellement parlant, une manière de construire des œuvres nouvelles & contemporaines, à partir de traces venant du passé. Une sorte d’upcycling, ou « surcyclage » créatif.

L’unité des Contaminations Culturelles Croisées

-Professeur Maria Kilride = Pr. Bernard Quatermass
-Simon Winters = James Bond
-Vivek Headland = Sherlock Holmes
-Robin Morel = John Silence
-Brigid Roth = ?
Et d'une manière plus générale, INJECTION est l’exploitation par Ellis d'une certaine « britannitude » culturelle, si je puis dire. Ainsi ce premier tome ne dépareillerait pas dans une saison de la série Doctor Who, voire de Torchwood
Il y a déjà pas mal de temps que le scénariste accorde une place prépondérante à l'aspect formel de ses comic books
Ses derniers travaux ont cependant accéléré ce penchant (Moon Knight, Karnak). 

Il n’est plus question pour lui, de proposer le motif érodé du patron dialectique : introduction, thèse, antithèse, foutaise, mais plutôt une sorte de puzzle narratif où le lecteur devient en quelque sorte un narrateur bis. 
Cet aspect formel lui fait parfois oublier le fond, mais lorsqu’il réunit les deux, ses scénarios accouchent d’histoires à nulles autres pareilles ; pleines de sense of wonder et de cognitive estrangement. Comme ici avec INJECTION. 
Condition sine qua none, les artistes avec qui il travaille doivent être des pointures. 

Et INJECTION dispose, fort heureusement, de ce qui se fait de meilleurs en termes de dessin et de colorisation. Postes respectivement occupés par Declan Shalvey & Jordie Bellaire. 
Loin d’être un obstacle à l’imagination du lecteur leurs (magnifiques) planches en sont des exhausteurs, dont le storytelling laisse pantois.
Excalibur version surcyclage
…. En résumé, ce premier tome d’INJECTION qui regroupe les cinq premiers numéros (/25) de la série mensuelle, vendu au prix attractif & de lancement de 10 €, par Urban Comics et traduit par Alexandre Nikolavitch, est une pure merveille. 

Une sorte de précipité de tout ce qu’a expérimenté Warren Ellis, avec plus ou moins de bonheur, depuis que nous sommes entrés de plein pied dans le XXIe siècle.


Scénario : 12/10 
Dessin : 12/10 
Appréciation globale : Une bonne histoire de S-F ne prévoit pas l'automobile mais l'embouteillage

jeudi 19 janvier 2017

Expedition (Chuck Palahniuk)

…. Avec Expedition, une nouvelle* de 20 pages, Chuck Palahniuk approfondit l’univers de Tyler Durden en proposant une prequel à son roman Fight Club (à qui par ailleurs il offre aussi une suite sous la forme d’une maxi-série de BD), rendu extrêmement populaire grâce au film de David Fincher.

Si on en croit le romancier, il avait la volonté d’écrire quelque chose dans la veine de Lovecraft, de Poe et d’Hawthrone.
Des auteurs qui se sont influencés dans l’ordre inverse dont je les énumère (et qui n’en finissent pas d’influencer moult auteurs encore aujourd'hui).

Et force est de constater qu’Expedition est, de ce côté-là du spectre de la création, une fort belle réussite. D’ailleurs l’intérêt que j’ai pris à sa lecture tient bien entendu à cette atmosphère qui combine le meilleurs de ces trois ombres tutélaires, mais aussi au plaisir que j’ai eu à la lecture en tant que telle.
Sans pour autant me détacher du monde de la fiction dans lequel j’étais plongé, je me réjouissais de la technique de l’auteur, du moins de ce que j’en percevais. Ou ce que je croyais en percevoir.

Ce qui est par ailleurs, l’un des attraits du « conte », dont Edgar Allan Poe s’était fait le meilleur des chantres.
En effet le conte est, au siècle où écrit Poe, à entendre comme un récit bref, mais surtout virtuose, qui plus est dont la lecture est lié au rythme que lui impose une parution dans les journaux.
Pour le dire autrement un conte doit se lire à la manière d’un fait divers, et seul l’habileté de l’auteur peut lui donner la « touche » qui l’en démarque.

« Pirthee pay heed, the first-most rule regarding the monster is thee must nevermore speak of meeting the monster »

Et Tyler Durden me direz-vous ?

Eh bien selon Palahniuk, Durden est un mème**, ce qui lui permet par exemple d’apparaître dans le Hambourg interlope des années 1880 (Expedition).
Mais à dire vrai, sa présence est surtout – je pense - un clin d’œil à ses lecteurs, et peut-être aussi une manière de se réapproprier sa création qui lui avait échappé après qu’elle ait été interprété par Brad Pitt, tant elle n'est pas indispensable (mais fort réjouissante & réussie).

Cette réappropriation est ce qui apparaît - entre les lignes - en tout cas au travers de la suite de son célèbre roman, sous forme donc d’illustrés mensuels (publiés par Dark Horse aux U.S.A***), lesquels reprennent là où son roman s’achevait.
Une fin différente, je le rappelle, de celle voulue par Fincher au cinéma. CQFD.

…. Or donc Expedition est un très chouette moment de lecture, mais qui nous dit Palahniuk, n’est tout à fait autonome.
En effet la huitième livraison de la maxi-série dessinée par Cameron Stewart apporterait des révélations importantes quant à sa totale compréhension. Du moins selon Chuck himself.

On voit qu’il a été à bonne école, puisque c’est - dit-il - Matt Fraction et Brian Michael Bendis, deux scénaristes de BD, rompus aux arcanes du « principe de continuité », qui l’ont convaincu de faire une suite sous cette forme. Et qu'il a été prompte à s'emparer de cet artifice.  
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* Au sommaire du recueil Make Something Up: Stories You Can't Unread (non traduit). Et sous forme de vinyle, lu par l'auteur lui-même. Extrait :



** La mémétique est apparue suite à une petite phrase dans un ouvrage de Richard Dawkins(Le Gène égoïste) où il émettait l'idée (c'est le cas de le dire) que les idées étaient comme les gènes, vivantes et qu'elles se servaient d'hôtes – les êtres humains - pour vivre. Il n'exploite pas du tout cette assertion dans son livre, ce seront d'autres individus qui le feront. Le mème est donc à la civilisation ce que le gène est à l'évolution : un élément de code culturel, cognitif, symbolique ou pratique, soumis à la sélection naturelle. Autrement dit, le mème est une idée qui à l'instar de l’œuf de Samuel Butler utilise la poule pour se dupliquer. Et nous autre homo sapiens jouons le rôle de la poule.

*** Fight Club 2 a été publié dans l'Hexagone par les éditions Super8